Amélioration de la gestion des aléas économiques en agriculture
Rapports de missions | Agriculture alimentation et pêche | Publiée le 18 décembre 2009 | Mise à jour le 8 juin 2026
Les ministres chargés de l’économie et de l’agriculture ont demandé l’organisation d’un groupe de travail sur l’amélioration de la gestion des aléas économiques en agriculture pour mettre en œuvre les orientations fixées par le Président de la République.
Le Président de la République a fixé des orientations dans son discours sur la modernisation de l’agriculture à Daumeray (Maine et Loire) le 19 février 2009 :
- Demande aux ministres chargés de l’agriculture et de l’économie « de faire en sorte que soit engagée dès 2010 une expérimentation élargie des assurances contre les aléas économiques en agriculture »
- Objectif de donner aux filières agricoles la capacité de s’adapter à leurs marchés, dans une logique de responsabilisation des « agriculteurs entrepreneurs »
La lettre de mission des ministres chargés de l’économie et de l’agriculture du 22 juin 2009 a précisé les attentes du Gouvernement :
- Mettre en place un groupe de travail
- Etudier l’ensemble des dispositifs permettant de donner aux agriculteurs entrepreneurs la responsabilité et les instruments pour élaborer leur propre stratégie de gestion des risques
- Attacher une importance toute particulière au développement des marchés à terme et des produits d’assurance pour couvrir les aléas économiques
- Se fonder sur les expériences menées à l’étranger
Les travaux devaient s’inscrire dans la perspective de la préparation d’une loi de modernisation de l’agriculture et de la réforme de la PAC après 2013 :
- La loi de modernisation de l’agriculture (LMA), en cours d’examen au Conseil d’Etat fin 2009, devrait notamment s’articuler autour de trois ambitions : la stabilisation du revenu des agriculteurs ; l’amélioration de l’organisation de l’agriculture française ; une meilleure définition des relations entre les producteurs et leur aval
- La France doit préparer les échéances à venir au niveau communautaire afin de se positionner en force de proposition et d’être en capacité de fédérer des consensus