Contrôle de l'association pour faciliter l'insertion professionnelle des jeunes diplômés (AFIJ)
Rapports de missions | Travail et emploi | Publiée le 15 mars 2013 | Mise à jour le 9 juin 2026
Par lettre en date du 28 décembre 2012, le directeur du cabinet du Premier ministre a confié à l’Inspection générale des finances (IGF), à l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et à l’Inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche (IGAENR) une mission visant à dresser un état des lieux de la situation financière de l’association pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes diplômés (AFIJ), de l’action et des perspectives de celle‐ci.
L’AFIJ a été créée par les mutuelles et les organisations étudiantes en août 1994 dans le contexte du mouvement étudiant contre le contrat d’insertion professionnelle (CIP) mis en place puis retiré par le gouvernement dirigé par Édouard Balladur.
Les membres de l’association sont la mutuelle des étudiants (LMDE), la fédération de la mutualité étudiante (FEDEME), l’union nationale interuniversitaire (UNI), l’union nationale des étudiants de France (UNEF), la fédération des associations générales étudiantes (FAGE), promotion et défense des étudiants (PDE).
L’association a pour but de favoriser l’insertion professionnelle des jeunes diplômés en réalisant des actions de formation, d’information, d’accompagnement, de mises en relations, d’études et d’enquêtes. Elle a ouvert huit antennes en 1995 puis s’est développée rapidement sur le territoire. Elle compte actuellement 96 salariés et 36 implantations. Ses recettes se sont élevées à 5,5 M€ en 2011.
Après un exercice déficitaire de près de 400 000 € en 2011, l’AFIJ a continué à avoir des charges supérieures aux recettes tout au long de l’année 2012. Ses réserves de trésorerie ont été épuisées vers la fin du premier semestre 2012, date à laquelle elle a commencé à accumuler des retards vis‐à‐vis de ses bailleurs. Ses difficultés de trésorerie l’ont amenée au bord de la cessation de paiement fin 2012, celle‐ci n’a pu être évitée que grâce à un soutien financier exceptionnel des pouvoirs publics.
La mission a commencé ses investigations dans ce contexte de très fortes tensions de trésorerie. Elle s’est attachée dans un premier temps à dresser un état des lieux de la situation financière de l’association (§ 5, 6 et 7 du présent rapport) et de ses perspectives pour 2013 (§ 12). La mission s’est ensuite intéressée aux missions exercées par l’association, en examinant leur évolution depuis le milieu des années 90 (§ 1) ainsi que leur cohérence par rapport aux autres acteurs de l’insertion professionnelle des jeunes sur les territoires (§ 2).
Elle a également analysé les relations de l’AFIJ avec ses financeurs publics et notamment l’État, ce qui inclut les modalités de conventionnement, de suivi et de reporting de l’association (§ 10).
Dans ce cadre, la mission a conduit de nombreux entretiens avec les salariés, les financeurs et partenaires de l’AFIJ, à la fois au plan national et lors d’une semaine de déplacement en Provence Alpes Côte d’Azur entre le 25 février et le 1er mars 2013.
Elle a examiné la gestion de l’AFIJ à travers ses documents financiers, ses documents relatifs à la gestion du personnel (§ 8et 9) et ses comptes‐rendus d’activité. Au sein des relais qu’elle a visités, elle s’est fait remettre les dossiers des jeunes suivis en accompagnement individuels et en parrainage ainsi que les archives des modules d’accompagnement collectifs. Elle a ainsi pu apprécier dans le détail la nature des actions réalisées par l’AFIJ et cherché à déterminer sa valeur ajoutée spécifique (§ 3).
Enfin, la mission a proposé en conclusion de ce rapport des scénarios d’évolution pour l’action future de l’association.
La mission tient à remercier l’ensemble des salariés de l’AFIJ et des administrations qu’elle a sollicités pour leur disponibilité et leur contribution.