Etude comparative des effectifs des services publics de l'emploi en France, en Allemagne et au Royaume-Uni

Rapports de missions | Réforme de l'Etat | Publiée le 14 janvier 2011 | Mise à jour le 8 juin 2026


Par lettre de mission du 18 juin 2010, le ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi et le secrétaire d’État à l’emploi ont confié à l’Inspection générale des finances (IGF) la réalisation d’un benchmark européen sur les effectifs du service public de l’emploi (SPE) des principaux partenaires européens de la France, notamment le Royaume‐Uni et l’Allemagne, afin d'éclairer le débat sur la « bonne taille » de l'opérateur principal Pôle emploi.

Dans la réalisation du benchmark, une attention particulière devait être accordée à l’organisation des différents services de placement et aux modalités d’adaptation à la crise retenues dans les différents pays.

L’exercice de recensement de données homogènes entre pays s’est heurté à trois difficultés principales :

  • difficultés de détermination du périmètre du service public de l’emploi, celui‐ci ne faisant pas l’objet d’une définition homogène entre les pays ;
  • difficultés de dénombrement des organismes participant au service public de l’emploi et notamment des effectifs des collectivités locales, des organismes de protection sociale, des prestataires externes ;
  • difficultés de ventilation analytique des effectifs par mission opérationnelle, ces dernières recouvrant des périmètres hétérogènes d’un pays à l’autre.

Ces difficultés ont conduit la mission à concentrer son exercice de benchmark sur l’Allemagne et le Royaume Uni, deux déplacements dans ces pays lui ayant permis de recueillir un grand nombre d’informations complémentaires grâce à la très grande coopération et disponibilité des interlocuteurs rencontrés.

La mission a dû renoncer à étendre son diagnostic aux sept autres pays (Australie, Autriche, Danemark, Espagne, Italie, Pays‐Bas, Suède) qu’elle avait initialement envisagé d’inclure dans son exercice de benchmark. En effet, les informations recueillies par questionnaire auprès du réseau des conseillers sociaux et des services économiques des ambassades sur les effectifs de services public de l’emploi de ces pays se sont révélées peu homogènes et faiblement exploitables. En revanche, des éléments très intéressants de contexte (situation du marché du travail, cartographie institutionnelle des services publics de l’emploi) figurent dans les réponses aux questionnaires, qui sont jointes au rapport.

Le rapport est par ailleurs accompagné de onze annexes consacrées à :

  • la méthodologie du benchmark (Annexe 1) ;
  • la cartographie institutionnelle des SPE français, allemand et britannique (Annexe 2) ;
  • le décompte des effectifs des SPE français, allemand et britannique (Annexe 3) ;
  • l’analyse des effectifs par mission : accueil et d’information des demandeurs d’emploi (Annexe 4), accompagnement des demandeurs d'emploi (Annexe 5), indemnisation des demandeurs d'emploi (Annexe 6), services aux employeurs (Annexe 7) ;
  • l’analyse des effectifs « résiduels » concourant aux missions du SPE (Annexe 8) ;
  • l’adaptation à la crise des SPE (Annexe 9) ;
  • la sous‐traitance des services de placement et d’accompagnement (Annexe 10) ;
  • le pilotage des SPE (Annexe 11).