Financement de la dépollution des eaux destinées à la consommation humaine (PFAS, pesticides, nitrates)

Rapports de missions | Environnement, biodiversité et eau | Publiée le 30 juillet 2026 | Mise à jour le 10 septembre 2026


Des pollutions multiples affectent la qualité de l’eau en France. La principale source de pollution sont les pesticides et leurs métabolites. Les PFAS sont une pollution émergente, que l’on commence (2026) à mesurer sur l’ensemble du territoire. Un faisceau d’indices porte à croire que la situation pourrait se dégrader, avec une augmentation possible des non conformités dans l’eau distribuée.

Investir dans des interconnexions ou du traitement sera à la fois nécessaire pour respecter les limites de qualité de l’eau distribuée et coûteux. En outre, cela ne constituera pas une réponse efficace pour maitriser durablement les pollutions et réduire l’exposition. La prévention, peu mobilisée aujourd’hui, est indispensable pour garantir une eau de qualité dans la durée.

Une stratégie nationale, portée au plus haut niveau, combinant réglementation pour réduire les pollutions à la source, financements ciblés, principe pollueur‑payeur et pilotage interministériel est urgente. La mission estime son coût à environ 2 milliards d’euros par an à court terme, ce qui nécessitera une hausse du prix de l’eau de 25 à 30 %.

Financement de la dépollution des eaux destinées à la consommation humaine (PFAS, pesticides, nitrates)