Propositions pour une évolution du baccalauréat

Rapports de missions | Éducation, recherche et enseignement supérieur | Publiée le 16 décembre 2011 | Mise à jour le 8 juin 2026


Il a été demandé à la mission de conduire une analyse en deux temps : formuler des propositions opérationnelles pour renforcer la sécurité de l’examen du baccalauréat et pour restaurer la confiance des candidats et de leurs familles ; puis analyser et expertiser le baccalauréat, dans sa forme même, au regard de son double caractère d’examen national sanctionnant les années de lycée et de premier grade de l’enseignement supérieur.

Un rapport a été remis le 22 juillet 2011 en réponse au premier temps demandé.

Pour conduire le deuxième temps d’analyse, la mission a conduit des entretiens diversifiés tant en administration centrale que dans des académies. Elle a également rencontré des chercheurs en sciences de l’éducation, des sociologues de l’éducation, des acteurs de l’enseignement supérieur et des experts de plusieurs systèmes éducatifs européens.

Des séances de réflexion ont été organisées avec l’ensemble des groupes disciplinaires de l’inspection générale de l’éducation nationale (IGEN).

Les investigations conduites dans les trois académies de Dijon, Lyon et Versailles ont permis de rencontrer les services académiques chargés de l’organisation du baccalauréat, mais également de tenir des réunions de réflexion sur les constats et les pistes d’évolution avec les équipes de direction et les équipes enseignantes de lycées aux profils diversifiés. Au total, 14 réunions d’échanges avec des enseignants auront permis d’ancrer les constats et les propositions dans la réalité des pratiques pédagogiques.

Enfin, un travail important d’exploitation statistique des résultats du baccalauréat de la session 2010 a été réalisé.

La mission concluait dans son rapport du mois de juillet 2011 qu’un certain nombre de préconisations pouvaient contribuer à organiser le baccalauréat dans des conditions de sécurité nettement améliorées et à restaurer la confiance dans la valeur de cet examen.

Le prolongement de ses travaux a permis à la mission de mettre en évidence que la qualité certificative de l’examen pourrait être renforcée tout en simplifiant son organisation marquée par une complexité excessive et porteuse de risques d’incidents.

Si les préconisations du premier rapport étaient essentiellement organisationnelles et facilement acceptables par les acteurs, celles qui permettraient de renforcer la qualité certificative et de simplifier l’organisation du diplôme renvoient aux représentations symboliques du baccalauréat. Leur mise en œuvre ne peut donc pas être envisagée sans un important travail préalable de réflexion partagée sur les objectifs du diplôme et d’évaluation objectivée de la capacité du baccalauréat à atteindre ses objectifs. 

L’absence de connaissance sur le baccalauréat, paradoxale eu égard à son importance symbolique, constitue à ce titre un handicap qu’il convient de dépasser par le lancement rapide de travaux d’évaluation interne et externe.