Réunion de rentrée à l'IGF
Actualité | Publiée le 22 septembre 2026 | Mise à jour le 8 octobre 2026
A l’occasion de la réunion de rentrée, Catherine Sueur, cheffe du Service de l’Inspection générale des finances a invité le général (2S) Thierry Burkhard, délégué national de l’Ordre de la Libération - Hôtel des Invalides, ancien chef d’État-Major des Armées (2021-2025) et ancien chef d’Etat-Major de l'Armée de Terre (2019-2021) qui a eu une longue et riche carrière opérationnelle dans la Légion étrangère et au centre de planification et de préparation des opérations (CPCO) au Ministère des Armées.
Ainsi, le 22 septembre dernier, dans le salon Debré de l’Hôtel des ministres à Bercy, tous les membres du Service ont eu le privilège d'écouter le général Burkhard qui a évoqué les bouleversements du contexte géostratégique dans lequel la France, ses citoyens et ses armées évoluent.
Il a notamment insisté sur :
- La fin d’une période de guerres choisies (dans leur durée ou leur intensité) à un risque probable de guerre imposée
- Le passage dans nos relations internationales d’un triptyque « paix, crise, guerre » à celui de « compétition, contestation, affrontement »
- L’importance croissante du champ des « perceptions » et la nécessité de se préparer pour « gagner la guerre avant la guerre » en se donnant les moyens de ne pas la perdre avant qu’elle soit menée.
Dans un contexte stratégique de désinhibition croissante dans l’emploi de la force, de multiplication des champs d’intervention (perception, espace, cyber, fonds marins…), de changement climatique qui est aussi un facteur potentiel de chaos, l’ancien chef d’état-major des armées a souligné l’importance d’anticiper, de prévenir plutôt que de réagir, d’identifier les socles de souveraineté que l’on veut défendre, qui sont autant de conditions de la soutenabilité de notre action dans la durée.
Pour répondre à ces défis, le général Burkhard a enfin souligné des axes d’effort qui sont autant de domaines auxquels les inspectrices et les inspecteurs des finances contribuent ou peuvent contribuer :
- La cohésion nationale, qui repose aussi sur la performance des services publics
- L’équilibre entre souveraineté et solidarité stratégique, qui induit un coût à optimiser pour les finances publiques
- La complémentarité entre crédibilité et soutenabilité opérationnelles, qui réinterroge la capacité de nos industries et, plus largement de notre économie, à produire rapidement, dans la durée et au meilleur coût
- La simplification administrative, afin de limiter les surcoûts inutiles.